Votre médecin vous remet une ordonnance pour un scanner au CIMG77, et vous ne savez pas trop à quoi vous attendre. L’anneau, la table qui glisse, le produit injecté dans le bras : tout cela peut sembler impressionnant. Le scanner (ou tomodensitométrie) est pourtant un examen d’imagerie médicale rapide, indolore, et pratiqué quotidiennement dans les centres de radiologie.
Contre-indications du scanner : ce que le radiologue doit savoir avant l’examen
Avant de parler du déroulement, un point mérite d’être abordé en premier : tous les patients ne peuvent pas passer un scanner dans les mêmes conditions. Certaines situations médicales modifient le protocole, voire reportent l’examen.
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L’insuffisance rénale constitue la contre-indication la plus surveillée, surtout lorsqu’un produit de contraste iodé est prévu. Ce produit est éliminé par les reins. Si la fonction rénale est altérée, l’injection peut aggraver la situation. Le radiologue demande donc systématiquement un dosage de créatinine récent.
Vous êtes concerné si vous avez un antécédent d’allergie aux produits de contraste iodés. Cela ne signifie pas que l’examen est impossible, mais une prémédication antiallergique sera prescrite, ou le scanner sera réalisé sans injection.
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- Grossesse : le scanner utilise des rayons X. Sauf urgence vitale, l’examen est évité chez la femme enceinte, en particulier au premier trimestre.
- Diabète traité par metformine : le médicament doit être suspendu le jour de l’injection et dans les jours qui suivent, pour protéger les reins.
- Pathologie thyroïdienne non stabilisée : l’iode contenu dans le produit de contraste peut perturber le fonctionnement de la thyroïde.
- Allergie connue à l’iode ou à un produit de contraste : à signaler impérativement lors de la prise de rendez-vous.
Dans tous ces cas, signalez vos antécédents dès la prise de rendez-vous. Le secrétariat du centre d’imagerie adaptera le protocole en amont plutôt que le jour même.

Indications du scanner : quand cet examen d’imagerie est-il prescrit ?
Le scanner ne remplace pas une radiographie ni une IRM. Chaque examen a son terrain de prédilection. Le scanner excelle quand il faut visualiser rapidement et avec précision des structures osseuses, des organes abdominaux ou des vaisseaux sanguins.
Scanner thoracique et abdominal
Un médecin prescrit un scanner du thorax pour explorer une toux persistante, une douleur thoracique inexpliquée ou rechercher une embolie pulmonaire. Pour l’abdomen, l’examen permet de repérer des calculs, des masses, ou d’évaluer un traumatisme après un accident.
Scanner cérébral en urgence
En cas de traumatisme crânien, de maux de tête brutaux ou de suspicion d’AVC, le scanner cérébral est souvent le premier examen réalisé. Sa rapidité d’acquisition (quelques secondes) le rend particulièrement adapté aux situations d’urgence, là où une IRM prendrait plus de temps.
Suivi en oncologie
Les scanners sont fréquemment prescrits pour surveiller l’évolution d’une tumeur ou vérifier l’efficacité d’un traitement. Un point à connaître : les centres d’imagerie médicale appliquent de plus en plus le principe de justification. Chaque examen doit apporter un bénéfice diagnostique supérieur au risque lié à l’exposition aux rayons X. Si un scanner de contrôle n’apporte pas d’information nouvelle par rapport au précédent, le radiologue peut proposer un espacement ou un examen alternatif (échographie, IRM).
Déroulé du scanner au centre d’imagerie : de l’accueil aux résultats
Vous arrivez au centre de radiologie avec votre ordonnance, votre carte Vitale et vos examens antérieurs. Voici ce qui se passe concrètement.
Accueil et préparation
Le secrétariat vérifie votre identité et vos antécédents. Si une injection de produit de contraste est prévue, un questionnaire médical vous est remis. Vous retirez les objets métalliques (bijoux, ceinture) et enfilez une blouse dans certains cas, selon la zone explorée.
Passage dans l’anneau
Vous vous allongez sur une table motorisée. Le manipulateur en radiologie règle votre position. La table glisse doucement dans un anneau large et ouvert. L’examen dure généralement quelques minutes, parfois moins.
Pendant l’acquisition, une voix enregistrée ou le manipulateur vous demande de bloquer votre respiration pendant quelques secondes. Cette immobilité est nécessaire pour obtenir des images nettes. L’appareil ne vous touche pas et ne produit qu’un léger bourdonnement.
Injection du produit de contraste iodé
Si le protocole le prévoit, un cathéter est posé au pli du coude avant le début de l’examen. L’injection est automatique. Vous pouvez ressentir une sensation de chaleur qui remonte dans le corps, un goût métallique dans la bouche, ou une impression passagère de besoin urinaire. Ces sensations sont normales et disparaissent en quelques secondes.
À noter : depuis 2023, des tensions d’approvisionnement en produits de contraste iodés ont été signalées en France. Si votre centre d’imagerie médicale vous informe d’un report ou d’un changement de protocole, il s’agit d’une contrainte nationale, pas d’un problème propre au cabinet.

Après le scanner : résultats et suivi médical
Une fois l’examen terminé, vous pouvez vous rhabiller et repartir immédiatement. Si un produit de contraste a été injecté, boire abondamment dans les heures suivantes aide les reins à éliminer le produit.
Le radiologue analyse les images et rédige un compte rendu. Selon les centres, les résultats sont disponibles le jour même ou sous quelques jours. Le compte rendu est transmis à votre médecin prescripteur, qui vous expliquera les conclusions et décidera de la suite du parcours de soins.
En cas de réaction tardive après l’injection (éruption cutanée, gonflement, difficulté à respirer), contactez le centre de radiologie ou le 15 sans attendre. Ces réactions restent rares, mais elles nécessitent une prise en charge rapide.
Le scanner au CIMG77 suit les mêmes protocoles que dans tout centre d’imagerie médicale. La différence se joue surtout sur la qualité de l’échange avec le radiologue et la clarté des informations transmises avant, pendant et après l’examen.

